• Épicure - Compte rendu de lecture

     

     

    Introduction

    « Etre heureux, c’est savoir se contenter de peu ». Je voudrais commencer l’introduction de ce compte rendu par cette citation d’Epicure, celui dont nous allons parler un peu. Quand on parle de ce philosophe, beaucoup ont tendance de penser directement aux plaisirs. Certes, il est un philosophe du plaisir, mais il est nécessaire de comprendre vraiment ce que lui entend par  plaisir. Au temps d’Epicure, au IIIesiècle avant Jésus Christ, tout le monde  cherche ce qu'il faut faire pour rendre la vie meilleure, pour avoir le bonheur. Des écoles et des philosophes, comme les cyniques et les stoïciens, essayaient de donner des solutions à cette problématique. C’est pareil pour Epicure, il avait aussi ses pensées et son école. Notre monde d’aujourd’hui se pose aussi la même question : comment atteindre le bonheur ? C’est pour cette raison que  j’essaye de lire quelques idées dans ce livre. Donc, dans la première partie de cette petite rédaction, j’aimerais présenter le livre et ses contenus. Puis, je voudrais approfondir un tout petit peu le désir et le plaisir selon Epicure. Enfin, je donnerai mes impressions personnelles.

     

    I-                   Présentation du livre : « Epicure »

    D’abord, la première partie vise à présenter le livre dans sa globalité. Sous le titre « Epicure », cette œuvre de Pierre Boyancé ouvre notre réflexion à comprendre la vie et la pensée de ce philosophe. L’auteur était un professeur à la Sorbonne et était directeur de l’Ecole française de Rome. Un livre édité par les « Presses Universitaires de France » (P.U.F), à Paris en 1969, dans la collection « Philosophes ». Il a 110 pages et est mesuré 17,5 cm de longueur, 11,5 cm de largueur et 0,9 cm d’épaisseur. Il porte une couverture marron et blanche, avec une image d’Epicure, sculptée, sur la première vue.

    Tout de suite, l’auteur commence son œuvre par la présentation de la vie d’Epicure. Puis il introduit la philosophie épicurienne ; vers la dernière partie du livre, il nous propose des extraits des lettres d’Epicure.

    Fils de Néaclès et de Chérestrate, Epicure est né en 341 avant J.C à Samos. Son Père était un colon athénien de l’île de Samos, et un maître d’école. Epicure avait 3 frères : Néoclès, Chérédème et Aristobule qui seront tous ses disciples dans son école plus tard. Après avoir suivi les leçons de diverses disciplines philosophiques - comme le Platonicien, l’Aristotélicien, et les Atomistes – Epicure s’est retirait un peu de temps pour les méditer et puis établir sa propre philosophie. Il commence donc l’expérience par la fondation d’une école à Mytilène en 311 et à Lampsaque en 310. Puis il fonda l’école du Jardin à Athènes en 306. Cette dernière fut une véritable richesse des Epicuriens, là où se développe la philosophie du fondateur. C’est dans cette école qu’on l' appelle:" philosophe du Jardin". Il est mort en 270, à 71 ans.

    Dans le Jardin, on ne voit pas seulement une école d’enseignement, mais aussi une communauté fraternelle. Et il ne s’agit pas d’enseignement qu’on se fait dans les gymnases et les portiques comme celui des autres philosophes en ce temps. Epicure enseigne à ses disciples de « vivre cachés », c’est la raison pour laquelle le Jardin était à l’écart de la cité. Là, il y avait une maison étroite, pour lui et ses amis. Ils vivaient dans une ambiance fraternelle qui s’ouvre à tout le monde, et à tout genres, même aux femmes et aux esclaves. Les disciples épicuriens vivaient fortement dans l’amitié. L’expérience de « miséricorde » réciproque y était vécue.

    Epicure est un philosophe du plaisir. Ce n’est donc pas étonnant  si à l’entrée du Jardin, cette phrase était écrite : « Etranger, ici tu seras bien traité. Ici, le plaisir est le bien suprême. » C’est un peu le résumé de la philosophie épicurienne. Mais comme la tradition le veut, l’auteur présente la pensée d’Epicure selon ses 3 grandes parties, qui sont : la canonique, la physique et l’éthique. On les a structurées comme cela, grâce aux 3 lettres d’Epicure conservées par Diogène Laërce. Dont l’auteur à proposer des extraits aussi dans ce livre. La lettre à Hérodote qui traite de la physique ; la lettre à Pytoclès qui parle du phénomène céleste ; et celle à Ménécéé, qui traite de la conduite de la vie.

    La canonique est le point de départ de la doctrine d’Epicure. Elle est une sorte d’introduction à la physique. Le terme canonique chez Epicure désigne des critères ou canons de la vérité. Pour lui, le critère du vrai est la sensation, car avec son caractère évident, elle ne pouvait  décevoir. La sensation est une représentation sensible, directe et exacte de la vérité.

    La physique épicurienne se fonde sur l’enseignement atomiste de Leucippe et Démocrite. Elle joue un grand rôle dans la doctrine d’Epicure, car elle permet de fonder une éthique basée sur la raison. On doit avoir connaissance de la physique pour pouvoir jouir du plaisir pur et sans mélange. Elle est une étude des phénomènes et des êtres naturels, en expliquant « l’atome et le vide comme le principe fondamental de tout être et de l’univers ». L’homme est composé d’atomes ; l’âme se compose d' atomes très subtils répandus dans tout le corps. Même les dieux, eux aussi sont formés par des simples agrégats d’atomes, corporels, et vivent dans les inter-mondes avec une tranquillité sereine et avec bonheur. Ils sont sages.

    Concernant l’éthique, ce philosophe se fonde sur le plaisir. En commençant à dire que : « tout être vivant cherche le plaisir, y compris l’homme ». Mais il est nécessaire d’introduire une discipline dans ce plaisir, avec des réflexions pratiques.  Il faut donc être tempérant et prudent pour devenir le guide de son propre plaisir mais ne pas se laisser guider par lui. Pour avoir la vie sereine, Epicure enseigne aussi la Justice. Cette dernière procure l’ataraxie, à savoir l’absence de trouble et d’inquiétude. Notamment l’amitié et la solidarité tiennent encore une grande place dans son éthique, car elles rendent l’homme heureux, tandis que la haine et l’indifférence provoquent la douleur. Il est donc indispensable  de briser la solitude par l’amour (pas par l’amour passionnel, mais plutôt l’amitié.)

      

     

    II-                Le désir et le plaisir selon Epicure

    D’après la première partie, nous voyons qu’il y a tant de chose à dire sur Epicure, dans cette œuvre qui parle de lui et de sa doctrine. Mais je voudrais voir un peu plus près la distinction que ce philosophe fait, dans son éthique, concernant le désir. Avant tout, il semble que « le désir » dont on parle se confond avec « le plaisir ». Ce sont ces deux choses qui se complètent, car selon Epicure le plaisir est la satisfaction des propres désirs. Mais faites attention, il a bien distingué ces désirs. Ce n’est pas donc n’importe quel désir qu’on doit ou qu’on peut satisfaire.

    Il y a les désirs naturels et nécessaires. Tandis qu’ils sont purs ainsi qu' essentiels, l’homme ne peut pas leur échapper. On doit donc les satisfaire pour pouvoir jouir du plaisir pur et sans mélange : c’est cela le bonheur. Dans cette première catégorie, Epicure enseigne une vie frugale, en se contentant de combler seulement les besoins fondamentaux de l’homme. Ces désirs sont : le désir de philosophie, le désir de protection et le désir de manger ainsi que de boire. Mais toujours avec frugalité et tempérance, en n' oubliant pas les effets secondaires. En cela, il exprimait : « Je m’épanouis de plaisir physique en me nourrissant de pain et d’eau ». Donc,le vrai plaisir pour lui  ne consiste pas  à abuser, mais  bien de modérer la vie, en se contentant de peu.

    Par contre, les désirs naturels comme les besoins fondamentaux peuvent devenir non nécessaires, s’il y a excès ou exagération. Voilà donc la deuxième catégorie, les désirs naturels non nécessaires. Ils naissent d’un souci de varier. C’est vrai qu’il est naturel d’avoir besoin de nourriture et de boisson, mais il n’est pas nécessaire de chercher à manger une nourriture exquise ou de boissons fines. Sur un autre plan, le désir sexuel aussi, même s’il est naturel, peut être non nécessaire s’il n’y a pas de partenaire constant. On peut remplacer tel besoin sexuel par le travail manuel ou une  activité sportive.

    Comme troisième catégorie, Epicure parle des désirs qui ne sont ni naturels ni nécessaires : qui naissent des tensions de l’âme face à des opinions ou des jugements creux ou vains. Il n’est ni naturel ni nécessaire de vouloir vivre dans le luxe ou de désirer conquérir le monde. De même pour le désir de la gloire et de la renommée. Ici, la question d’ambition n’a pas place.

    Pour Epicure, la philosophie est un art de vivre pour avoir le bonheur dans la vie, pour bien vivre avec des réflexions pratiques. Les épicuriens essayent donc d’être capables de trouver en toute circonstance les motifs de ce qu’il faut choisir et de ce qu’il faut éviter ; afin de rejeter les vaines opinions d'où proviennent le plus grand trouble des âmes.

     

    III-             Appréciation personnelle

    Quelques fois, en parlant d’Epicure, on risque souvent de le critiquer dans un sens péjoratif du terme le  philosophe du plaisir. Mais, personnellement, je le trouve dans le sens comme un philosophe du plaisir minimal et de la non-souffrance. Je voudrais bien souligner ce mot minimal, car dans la deuxième partie de ce compte rendu, nous avons vu que Epicure n’a jamais donné  d' importance de satisfaction que pour les désirs naturels nécessaires. Pour lui, le sage se satisfait de peu, en se contentant seulement de jouir le bonheur des désirs naturels nécessaires.

    Il vivait lui-même dans  une telle simplicité. Sa maison était étroite, il n’avait pas besoin d’autre chose à manger à part du pain et de l’eau ; un peu de fromage lui suffit pour faire la fête. Il était l’âme qui animait la vie fraternelle dans le Jardin, là où l’amitié prend vraiment une exigence fondamentale de vie pour chacun des membres. C’est une grande source de plaisir. Epicure n’avait pas besoin de se manifester ou enseigner dans le gymnase, il n’avait pas désiré la gloire ou d’avoir place dans la société. C’est pourquoi les épicuriens n’entrent pas dans le plan politique, et ne désirent pas de devenir gouvernants. Mais ils peuvent avoir une bonne relation amicale avec les gouvernants de la cité.

    Ce que je pense comme problème d’Epicure, c’est que sa conception de l’homme (corps et âme) ainsi que celle les dieux est basée sur l’atome. Oui, en son temps, les grecs étaient polythéistes et chacun avait sa conception des dieux selon ce qu’ils pensent ou ce que les mythes disent. Mais Epicure n’était pas athée - il pensait que les dieux existent - mais seulement sa conception physique en eux n’était pas encore éclairée. On a besoin d’éclairer son idée par l’idéologie chrétienne. En d’autre terme, on peut christianiser la philosophie d’Epicure. Sur la façon de vivre, sa conception sur l’amitié était déjà comme l’ombre de la charité fraternelle des chrétiens plus tard. De même pour la vie commune dans le Jardin et la vie commune des premiers chrétiens, que nous connaissons dans l’Acte des Apôtres.

     

    Conclusion

    La situation actuelle nous montre que la génération humaine cherche à faire tout au mieux pour avoir du bonheur dans la vie. Au Jardin, Epicure avait proposé à ses disciples sa pensée et sa manière de vivre pour les aider à être heureux. Nous, nous pouvons prendre les valeurs qui sont en accord avec notre idéologie, notre être et notre culture. Et nous pouvons faire aussi des réflexions critiques sur cette pensée, afin de ne pas la juger totalement bonne ou mauvaise. Mais avoir plutôt des compréhensions pour pouvoir bien tout distinguer. Epicure pense être heureux quand il est satisfait de plaisirs purs et sans mélange ; et pour nos jeunes d’aujourd’hui, qu’est ce qu’ils pensent ? 

     

     
     
     
     

  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Janvier 2019 à 13:03

    Dites ce que vous pensez sur mon pauvre exercice de rédaction.

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